Bien choisir son lapin

Bien choisir son lapin
Il est recommandé de consulter un vétérinaire après l'adoption de votre lapin pour s'assurer qu'il est en bonne santé.
Vous souhaitez adopter un lapin mais vous ne savez pas quelles sont les choses auxquelles il faut prêter attention ? Quelques points importants sont à connaître pour choisir son compagnon idéal. Découvrez tous nos conseils pour choisir au mieux votre lapin!

Quel lapin choisir ?

Il est important de s’intéresser à plusieurs choses avant d’adopter un lapin :

  • Son âge : le lapin doit être sevré et âgé d’au moins deux mois. Comme pour les chiens, il n’est pas recommandé d’adopter un lapereau avant l’âge de 2 mois, même s’il est sevré. En effet, le lapereau doit rester suffisamment de temps avec sa mère, une séparation précoce des petits peut-être à l’origine de troubles du comportement à l’âge adulte.
  • Son sexe : le comportement varie d’un lapin à un autre en fonction de son caractère, de ses origines, de son éducation, etc… Le sexe doit essentiellement être choisi en fonction du nombre de lapins que vous souhaitez adopter et des possibilités de cohabitation. Il sera toutefois conseiller de stériliser les femelles et castrer les mâles car ce sont des animaux territoriaux qui peuvent se montrer agressifs et marquer leur territoire.
  • Sa race : Il existe de nombreux lapins qui se distinguent par leur taille (races naines, petites, moyennes ou grandes), leur couleur (unicolore, panaché, multicolore, agouti, albinos, himalayen ou argenté) et leur poils (poils normal, long, rex ou à reflets satinés).

 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter nos fiches conseil sur la présentation du lapin, sur leur alimentation, sur leur comportement et sur les soins à leur apporter.

 

Faut-il un congénère pour son lapin ?

On pense généralement que le lapin a besoin de congénères car c’est un animal qui vit en colonies dans la nature. Toutefois, les colonies s’organisent en terriers où vivent des couples de lapins. Il existe une hiérarchie dans la colonie et les lapins peuvent se montrer agressifs entre eux. Ce sont également des animaux territoriaux qui peuvent être agressifs pour protéger leur territoire.

L’entente peut donc être difficile entre les lapins, d’autant plus que leur habitat offre un espace de vie plus restreint que dans la nature, ce qui est source de conflits. Toutefois, la cohabitation de deux lapins présente des avantages : les lapins s’ennuient moins généralement et ils peuvent présenter des interactions sociales comme dans la nature (toilettage mutuel par exemple).

L’idéal est de faire cohabiter un mâle avec une ou plusieurs lapines et que tous les animaux soient stérilisés. En effet, deux lapins du même sexe (deux mâles ou deux femelles) auront du mal à s’entendre même s’ils sont stérilisés.

Concernant les autres espèces, le seul rongeur qui peut cohabiter avec le lapin est le cochon d’inde. Toutefois, si vous souhaitez un compagnon pour votre lapin, l’idéal est de choisir un autre lapin. En effet, la cohabitation entre un lapin et un cobaye présente quelques risques :

  • les lapins et les cobayes ont des modes de communication très différents, ce qui peut poser problème pour la cohabitation et être à l’origine de bagarres. Le cobaye communique en effet par des postures très différentes de celles du lapin mais également par des vocalises, contrairement au lapin qui est très silencieux.
  • il existe des risques de transmissions bactériennes entre les lapins et les cobayes (Bordetella Bronchiseptica et Pasteurella multocida) mais si elles sont rares.

 

N’hésitez pas à lire nos fiches conseil sur l’habitat du lapin et sur la cohabitation chez le lapin pour plus de renseignements.

 

Où peut-on adopter un lapin ?

Comme pour les chiens et les chats, il est possible d’adopter son cobaye :

  • En animalerie : nous vous conseillons de bien demander l’âge de votre lapin pour ne pas adopter un lapereau trop jeune (moins de 2 mois) et vérifier qu’il est bien sevré.
  • En élevage : nous vous conseillons de demander à visiter l’élevage pour vous assurer que les conditions d’élevage sont bonnes. Vous pourrez également observer votre futur lapin dans son environnement pour savoir si son comportement vous convient (animal pas trop craintif ou peureux par exemple).
  • En refuge ou dans une association : il est possible d’adopter des lapins abandonnés ou des lapereaux nés de mères abandonnées. Les adoptions se font généralement sous contrat avec l’association et le refuge. Un don est généralement demandé à l’adoption.
  • Chez un particulier : certains particuliers font reproduire leurs lapins. Les lapines peuvent également avoir des portées si elles sont gestantes lors de l’adoption. Attention, la maturité sexuelle a lieu entre 5 et 7 mois chez le mâle et 4 et 8 mois chez la femelle !

 

Comment vérifier la bonne santé d’un lapin ?

Nous vous conseillons d’observer attentivement un lapin avant de l’adopter pour s’assurer qu’il est en bonne santé.

Tout d’abord, le lapin doit être vif, actif et avec un état corporel normal (ni trop maigre, ni trop gros). En effet, des lapins qui restent cachés, qui sont abattus, maigres, etc…. peuvent être malades.

Les lapins sont sujets aux affections digestives (ralentissement du transit par exemple) et aux affections buccodentaires. Ils sont également sensibles aux maladies infectieuses et peuvent présenter des symptômes semblables au coryza du chat (yeux rouges, éternuements, etc…).

Les lapins peuvent aussi présenter des affections dermatologiques (gales, teigne, etc…) : ils ne doivent pas avoir de croûtes, de zones sans poil ou de démangeaisons par exemple.

Nous vous conseillons de consulter un vétérinaire après l’adoption de votre lapin pour qu’il l’examine et qu’il vérifie qu’il est en bonne santé. Il pourra également faire le point avec vous sur son alimentation, son habitat, les soins à lui apporter (coupe des griffes, des dents, etc…) ou encore sur la vaccination contre la myxomatose et la maladie virale hémorragique.

N’hésitez pas à vous consulter nos fiches sur la santé des lapins sur notre site Wanimo-Véto.

Crédit photo iStock.