La spirocercose chez le chien

La spirocercose est le plus souvent fatale
La spirocercose reste encore assez rare en France

La spirocercose est une maladie essentiellement tropicale due à un ver parasite nommé Spirocerca lupi. Ce parasite provoque la formation de nodules dans la paroi de l'œsophage, de l'estomac et des lésions de l'aorte. Rare en France, cette maladie n'est pas spécialement récente et a toujours été assez fréquente dans les zones tropicales.

Comment se transmet-elle ?

La transmission est oro-fécale, c'est-à-dire que le chien se contamine en mangeant les excréments (ou bien des aliments souillés par des excréments donc contaminés) d'animaux malades. Les excréments des animaux malades contiennent en effet des œufs larvés de Spirocerca lupi.

Il existe aussi une transmission possible par ce que l'on appelle un hôte paraténique. Cet hôte peut être un petit mammifère qui a avalé des œufs larvés par l'intermédiaire de matières fécales, ces œufs ne se développent pas chez l'hôte mais si ce dernier est mangé par un chien, par exemple, le chien se retrouve contaminé.

 

Les symptômes de la maladie

Les symptômes sont graves et peu caractéristiques. Les animaux présentent : un amaigrissement, de l'anémie, des symptômes digestifs et respiratoires, parfois aussi des symptômes nerveux.

Cette maladie se complique parfois également en l'apparition d'un cancer au niveau œsophagien : le sarcome œsophagien.
Le diagnostic de la maladie est donc parfois difficile et c'est sans doute une maladie sous-diagnostiquée.

 

Les traitements

Les traitements sont complexes et difficiles.

Les médicaments utilisables ne possèdent pas d'autorisation de mise sur le marché chez le chien (ce sont des médicaments pour bovins). Ils sont donc délicats à employer.

Par ailleurs, les lésions que provoquent le parasite au niveau œsophagien sont souvent irréversibles et il faut alors agir chirurgicalement ce qui est très délicat.

 

Le pronostic vital

Cette maladie est donc grave et le pronostic est malheureusement sombre car le traitement est difficile et l'évolution souvent fatale.

 

Crédit photo Eric Isselée iStockPhoto.