Assurance santé animale : le retard de la France

62 milions d'animaux de compagnie
La France est n°1 par le nombre d'animaux
Alors qu’en Suède 80 % des animaux de compagnie sont assurés, ce taux s’établit à 20 % au Royaume-Uni et à 4 % seulement en France ! Un retard que l’importance désormais accordée à l’animal au sein des foyers devrait selon toute vraisemblance faire évoluer.

Avec 62 millions d’animaux de compagnie (parmi lesquels un peu plus de 10 millions de chats et 8 millions de chiens), la France compte pratiquement autant d’animaux de compagnie que d’habitants (64 millions).

Cela en fait le pays européen N° 1 en nombre de possesseurs. Pour autant, les maîtres ne sont encore que quelque 4 % à assurer leur compagnon, contre 20 % au Royaume-Uni où ce système existe depuis plus de 40 ans ou encore 80 % en Suède.

Cela, Jérôme Salord, fondateur et Président directeur général de SantéVet, spécialiste de l’assurance santé chien et chat en France, l’explique en partie par les différences de fonctionnement en matière de système de santé dans notre pays. « Contrairement à la Grande-Bretagne ou encore les Etats-Unis, en France, nous n’avons pas toujours à faire l’avance lorsque nous nous faisons soigner. Nous avons les mutuelles santé financées en partie par les employeurs, le tiers payant lorsque nous allons à la pharmacie, etc. Dans les autres pays où le système de santé est beaucoup moins facile, la sécurité sociale moins prégnante que chez nous, il faut faire l’avance des frais. Partant de ce constat ils ont davantage conscience des frais que les soins peuvent leur coûter, tout comme les maîtres de chiens et de chats ont conscience de ce que représentent financièrement les soins vétérinaires de leurs animaux », explique-t-il.

Une médecine vétérinaire de pointe

Les Français sont de plus en plus soucieux du bien-être et de la santé de leurs compagnons. Les mentalités ont évolué et les maîtres souhaitent aujourd’hui apporter les meilleurs soins possibles à leurs compagnons. 



Cela est rendu notamment possible par la médecine vétérinaire, une médecine de pointe, en sans cesse évolution. Aujourd’hui, les examens, les interventions et les pratiques accessibles au domaine de l’animal de compagnie n’ont rien à envie à la médecine humaine. 


 Le spectre des pathologies vétérinaires a été multiplié par trois avec des techniques et des spécialités. 


Les spécialités ont tendance à se développer dans des domaines tels que la dermatologie, la traumatologie, la cardiologie, voire la cancérologie.
Pour preuve, les dépenses vétérinaires (qui comptent pour 11 % dans les dépenses dans le budget global, contre 72 % pour l’alimentation et 17 % pour les accessoires) ont augmenté de 72 % ces dix dernières années.

A noter qu’un animal assuré va en moyenne 2,9 fois chez le vétérinaire par an, contre 1,54 fois pour un animal non assuré. Le panier moyen des dépenses s’établit quant à lui en moyenne à 121 € pour un animal assuré, contre 68,63 € pour un animal non assuré.