Le prolapsus cloacal chez les oiseaux

Le prolapsus cloacal chez les oiseaux
Le prolapsus du cloaque est fréquent chez les petites perruches.
Le prolapsus du cloaque chez l’oiseau se définit comme une extériorisation de cet organe, qui peut être normale ou pathologique. Le prolapsus cloacal peut être très grave pour votre oiseau, c’est pourquoi il est bon de savoir le reconnaître afin de pouvoir le traiter rapidement.

 

Définition et causes du prolapsus cloacal

Le cloaque est le carrefour des systèmes reproductif, urinaire, et gastro-intestinal. Chacun de ces systèmes se termine dans son propre compartiment qui est séparé des autres par un repli. Le cloaque s’ouvre et se ferme grâce à un sphincter par lequel sont évacués les déjections et les fluides issus de l’appareil reproducteur.

Un prolapsus se définit comme la descente d'un organe en dehors ou en avant de son emplacement habituel. Les prolapsus peuvent avoir pour origine le cloaque lui-même, l’oviducte (partie de l’appareil reproducteur de l’oiseau), ou le colon. Le cloaque peut présenter un prolapsus de façon physiologique lors de la ponte ou du positionnement de l’œuf dans le cloaque, et la rétraction normale du cloaque peut-être lente ou absente chez les animaux qui ont tendance à l’embonpoint ou qui présentent une hypocalcémie (manque de calcium). Des contractions abdominales excessives causées par un œuf anormal, une pathologie du cloaque, une atteinte gastro-intestinale, ou un comportement sexuel exacerbé, peuvent aussi engendrer un prolapsus.

Un oiseau qui souffre de ponte chronique produira des couvées plus grandes et répétées en dehors des périodes de reproduction. Sans modification de la ration alimentaire, la production répétée d’œufs engendre un épuisement des stocks de calcium et de protéines, ce qui peut conduire à des rétentions d’œufs, des dystocies (difficultés de la ponte), et une perte de poids.

Les pathologies de l’appareil reproducteur sont rencontrées fréquemment chez les petites perruches comme la perruche callopsitte, les inséparables ou encore la perruche ondulée.

 

Diagnostic du prolapsus cloacal

Le diagnostic du prolapsus est basé sur les symptômes mis en évidence à l’examen clinique. L’examen clinique va permettre de visualiser des tissus prolabés à travers l’ouverture du cloaque. Ceux-ci peuvent être prolabés de manière intermittente ou permanente. Il peut aussi y avoir du sang en nature dans les selles, et en cas d’infection du cloaque, des fientes malodorantes.

 

Traitement du prolapsus cloacal

Le prolapsus du cloaque est une pathologie grave et potentiellement mortelle. Il faut alors consulter un vétérinaire sans tarder. Quand un prolapsus du cloaque est identifié lors de l’examen clinique, il faut appliquer un lubrifiant à base d’eau afin de garder humide, le plus possible, les tissus exposés. Le prolapsus doit être réduit le plus rapidement possible afin de prévenir tout traumatisme, infection, ou nécrose des tissus.

Une fois le prolapsus réduit, il convient d’identifier la cause sous-jacente de celui-ci. Pour cela, le vétérinaire réalise si possible une numération formule sanguine, une biochimie, et des radiographies de l’oiseau.

Une fois que le prolapsus a été réduit, le vétérinaire prescrit à l’oiseau des antibiotiques, des anti-inflammatoires et éventuellement un laxatif. Si une anomalie de la ponte est à l’origine du prolapsus, il est possible de donner à l’oiseau une molécule qui empêche la ponte.

Il est aussi important d’améliorer l’alimentation de l’oiseau, en particulier l’apport de calcium, et de protéines dans la ration alimentaire. Il peut être nécessaire également de réaliser des changements environnementaux et comportementaux pour permettre d’éviter la ponte.

Si malgré le traitement médical et les conseils comportementaux mis en place, le prolapsus persiste ou récidive, alors un traitement chirurgical doit être envisagé. Il peut aussi être recommandé afin d’éviter tout épisode de rétention d’œuf ou de prolapsus de l’oviducte.