Le typhus du chat

Le typhus du chat
La maladie touche surtout les chatons

Le typhus du chat est aussi appelé la panleucopénie infectieuse féline. C'est une maladie mortelle et contagieuse due à un virus de la famille des Parvovirus. Assez rare aujourd'hui grâce à la vaccination, on peut toutefois la rencontrer chez des chats non vaccinés, surtout ceux vivant en communauté.

 

Qu'est-ce que le typhus ?

Le typhus est une maladie infectieuse virale, causée par un parvovirus, dont l'équivalent chez les chiens provoque la parvovirose canine. Le typhus chez le chat est une maladie très grave qui met en jeu rapidement le pronostic vital de l'animal.

Le virus s'attaque aux cellules de la moelle osseuse et de la paroi intestinale et provoque donc des signes principalement digestifs.

Le typhus était considéré comme une maladie plutôt rare et ancienne grâce à la vaccination, mais plusieurs cas ont récemment été constatés, notamment une épidémie survenue fin 2017.

 

Comment reconnaître le typhus du chat ?

La maladie touche généralement les chatons, ou les adultes provenant d'une chatterie. L'incubation est de 2 à 4 jours. Ensuite, on peut noter l'apparition de fièvre. Le chat est prostré et perd l'appétit, l'abattement est très important. Des diarrhées et des vomissements déshydratent fortement l'animal. La maladie évolue vers la mort si un traitement n'est pas mis en place rapidement. La mortalité est de 90% chez les chats non vaccinés.

Le diagnostic de certitude se fait par prise de sang (un des symptômes majeurs se traduit par une baisse importante des globules blancs dans le sang) puis recherche du virus dans les selles de l'animal.

Lorsque la chatte est infectée par le virus pendant la gestation, les chatons souffrent de lésions nerveuses invisibles à la naissance, mais qui apparaitront lorsqu'ils commencent à marcher. Les chatons n'ont alors aucun équilibre, et sont incapables de se déplacer. Il s'agit de l'ataxie cérébelleuse du chaton, maladie hélas incurable.

 

Comment se transmet le typhus ?

Le virus étant très contagieux et très résistant dans le milieu extérieur, la transmission peut se faire par contact (en reniflant ou en ingérant) avec des matières fécales de chat infecté. Ces matières peuvent être transportées sous des chaussures, sur des objets et le virus peut résister jusqu'à 1 an.

Les selles d'un chat malade seront infectantes jusqu'à 6 semaines après sa guérison.

C'est pour cela qu'il est nécessaire de désinfecter l'environnement et tout ce qui a pu être en contact avec un chat infecté avec de la javel.

 

Comment soigner le typhus du chat et le prévenir ?

Le traitement est malheureusement aléatoire et dépend fortement de l'état général de l'animal. Il consiste en une réhydratation (perfusions), et à la prise de médicaments anti-vomitifs et anti-diarrhéiques mais aussi d'antibiotiques. Une alimentation par sonde est souvent nécessaire, d'où hospitalisation fréquente des animaux atteints.

Un traitement antiviral avec l'interféron oméga félin peut être intéressant.

Le meilleur moyen d'éviter la maladie est la vaccination. Elle se pratique dès le plus jeune âge chez les chatons et il faut continuer à vacciner le chat tout au long de sa vie en suivant les recommandations du protocole vaccinal du vétérinaire traitant.

 

Le typhus est un vice rédhibitoire

Le typhus est inscrit sur la liste des vices rédhibitoires pour le chat. Le délai de rédhibition est de 30 jours à condition que le vétérinaire ait rédigé un certificat de suspicion dans les 5 jours qui suivent l'achat. Cela signifie (dans le cas d'un chaton acheté en élevage ou en animalerie) que l'animal est censé être indemne de cette maladie, et que l'acheteur peut exiger un remboursement de l'animal si celui-ci déclare la maladie dans les 5 jours suivant l'achat.

Comme il est impossible d'obtenir un diagnostic de certitude en 5 jours, il est nécessaire que le vétérinaire remplisse un certificat de suspicion (s'il pense que le chaton présente des symptômes du typhus) dans ce délai. Le vétérinaire dispose ensuite de 30 jours pour confirmer (ou non) son diagnostic.

En cas de réponse positive certifiée, l'acheteur est en droit d'exiger le remboursement de son animal.

 

Crédit photo Caroline Bouheddi.