Epilepsie chez le chat

Epilepsie et crise convulsive du chat
Epilepsie chez le chat
On parle ici d'épilepsie au sens large du terme (série de crises convulsives répétées) et non de l'épilepsie essentielle, que certains auteurs considèrent même comme inexistante chez le chat. Les crises convulsives sont plus fréquentes chez le chien que chez le chat, toutefois le chat peut présenter des crises convulsives pour diverses raisons. Il s'agit d'un symptôme qui met en évidence que quelque chose fonctionne mal. Voici les réponses à toutes vos questions sur ce symptôme très impressionnant et tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

 

Comment reconnaître une crise convulsive et que faire ?

Lors d’une crise convulsive complète, le chat perd connaissance (il est aréactif à ce qui l’entoure), tombe sur le côté et présente des contractions toniques et des mouvements de pédalage de ses membres : c’est ce que l’on appelle les convulsions, la phase d’ictus. Il peut baver, miauler, grogner, uriner sous lui, c’est souvent un épisode très impressionnant.
Avant cette phase de convulsions il y a une phase dite « d’aura » durant laquelle le chat peut présenter des troubles locomoteurs ou des troubles du comportement (il agit bizarrement).

Après la phase de convulsions, il y a souvent une phase post-ictale pendant laquelle le chat récupère, il est fatigué, peut agir encore bizarrement, avoir du mal à se déplacer, se jeter sur la nourriture, etc…

Il existe également ce que l’on appelle des crises convulsives partielles, dans ce cas il n’y a pas de perte de conscience, ces crises sont difficiles à reconnaître. Il peut par exemple s’agir d’un chat qui salive énormément, qui a les yeux en mydriase (pupille dilatée au repos) ou qui effectue un mouvement anormal répété d’une patte.

Si votre chat présente des convulsions, il n’y a pas grand-chose que vous pouvez faire pendant la crise, surtout restez calme, ne faites pas de bruit autour de lui, éventuellement éteignez la lumière. Surtout ne cherchez pas à lui ouvrir la gueule ou à lui attraper la langue, ne vous inquiétez pas il ne risque pas de s’étouffer, par contre vous risqueriez de vous faire mordre très fort, car durant la phase ictale, le chat ne contrôle pas ses mouvements ni la force de sa mâchoire.

Après la crise prenez rapidement contact avec votre vétérinaire traitant afin qu’il examine votre chat et recherche la cause de ces crises. Votre chat ne risque pas de mourir d’une crise, par contre sa vie est en danger s’il en fait beaucoup en très peu de temps.

Pour en savoir plus sur l'épilepsie du chat, consultez le site Mon animal épileptique

 

Les causes des crises convulsives chez le chat et le diagnostic

Un animal peut convulser pour plusieurs raisons :

  • Il peut avoir une lésion cérébrale : due à un traumatisme, un accident vasculaire, une malformation, une inflammation (méningite, encéphalite d’origine infectieuse, parasitaire…) ou un processus tumoral…
  • Il peut avoir un problème en dehors du cerveau, un problème métabolique ou sanguin : par exemple une hypoglycémie, une intoxication, un problème au foie, une insuffisance rénale à un stade avancé (avec un taux d’urée très haut)
  • Ou bien une origine dite « idiopathique » si toutes les causes précédemment citées ont été exclues par les examens complémentaires.

Pour diagnostiquer un trouble convulsif, plusieurs examens complémentaires sont possibles après le recueil d’une anamnèse détaillée (questions sur votre chat, ses antécédents, l’apparition des crises, etc…) et un examen clinique et neurologique complet :

  • Une prise de sang pour examen sanguin
  • Une ponction de liquide cérébro-spinal pour analyse
  • Des examens d’imagerie médicale (scanner, IRM)

 

En quoi consiste le traitement ?

Tout d’abord il faut calmer les crises avec des anticonvulsivants, le cerveau ne peut pas supporter les convulsions trop longtemps ni trop souvent.

Ensuite il faut trouver la cause et la traiter si cela est possible. Si toutefois l’origine est idiopathique, un traitement anticonvulsivant quotidien à donner à votre chat à vie pourra s’avérer nécessaire.