Les urolithiases chez le cobaye

Les urolithiases chez le cobaye
Un excès de calium dans l'alimentation favorise les urolithiases.
Les urolithiases se caractérisent par la présence de cristaux ou de calculs dans les voies urinaires. Ce problème est fréquemment rencontré chez le cobaye et les récidives sont courantes. Quelles sont les causes et comment reconnaître et traiter les urolithiases chez le cobaye ?

 

Les différents facteurs impliqués

Les cristaux ou les calculs urinaires, caractéristiques des urolithiases chez le cobaye, peuvent se localiser sur l’ensemble du système urinaire : reins, uretères, vessie, urètre.

Plusieurs facteurs interviennent dans la formation des urolithiases chez le cobaye, ils semblent être pour la plupart la cause ou la conséquence d’une cystite bactérienne. Les bactéries produisent une enzyme qui facilite la formation des cristaux puis des calculs. Par ailleurs un pH urinaire alcalin (> 7) et une forte teneur des urines en minéraux favorisent les urolithiases.

D’autres facteurs prédisposants entrent en jeu également.

Les cystites peuvent être causées par des cristaux ou des calculs qui irritent la vessie. La présence de cristaux en quantité modérée dans les urines est physiologique et n’entraine pas de douleur lors de la miction.  Des calculs peuvent se former, à partir de l’agglomération de cristaux, lors d’une prise de boisson insuffisante ou d’un excès de calcium dans l’alimentation. C’est le cas lors d’une quantité trop importante de luzerne ou de compléments minéro-vitaminés dans l’alimentation.

Les calculs sont particulièrement fréquents chez les femelles de plus de 3 ans mais se trouvent aussi chez les animaux mâles et femelles à partir de 2 ans.

 

Signes cliniques et diagnostic

Le cobaye atteint d’urolithiase est général abattu, souvent anorexique et se tient en boule. Il présente aussi des douleurs à la miction (strangurie) qui peuvent attirer l’attention du propriétaire. Attention : Ces douleurs peuvent être confondues à de la constipation. Il n’y a pas toujours de sang dans les urines (hématurie). Les obstructions au niveau de l’urètre sont très douloureuses et responsables de plaintes de la part du cobaye à chaque fois que celui-ci urine.

Le diagnostic est assez facile, il repose sur l’examen général, l’analyse des urines et l’observation de cristaux au microscope (les cristaux d’oxalates sont les plus fréquents). Par ailleurs, les cristaux sont visibles à la radiographie (radio-opaques) et se localisent surtout dans la vessie et l’urètre.

 

Traitement et prévention des récidives

La prise en charge chirurgicale est nécessaire lors d’urolithiase obstructive liée à la présence de calculs dans les voies urinaires. Selon la localisation de ceux-ci, une ouverture de la vessie (cystotomie) ou de l’urètre (urétrotomie) est réalisée pour enlever les calculs.

Une antibiothérapie post opératoire est indispensable, elle est associée à des régulateurs du transit et des analgésiques (anti-douleur).

Afin de traiter, mais aussi de prévenir, une urolithiase, il est avant tout primordial de revoir les recommandations en matière d’alimentation : il convient de supprimer les granulés et les mélanges complets, d’exclure les aliments riches en calcium (luzerne, épinard, persil, céleri, fraise, pastèque…) et d’éviter les excès en vitamine C (une supplémentation de 25 à 100 mg/j ne pose pas de problème). Une eau de boisson pauvre en calcium et en magnésium (comme l’eau de source Mont Roucous) est conseillée.

La phytothérapie peut également être une aide précieuse pour éviter les récidives : la canneberge semble intéressante (elle limite la fixation des bactéries au niveau du tractus urinaire). Demandez conseil à un vétérinaire.

 

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