Les pododermatites chez les rongeurs et lapins
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- Publié le Mardi 17 Janvier 2012 13:34
Les pododermatites, encore appelée « maux de pattes », correspondent à une inflammation de la voute plantaire, fréquemment rencontrée chez les lapins et cobayes, parfois chez le rat voire même d’autres rongeurs. Non traitées à temps, les pododermatites peuvent devenir handicapantes. De quoi s’agit-il ? Comment les traiter et surtout comment prévenir leur apparition ?
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Les signes de pododermatite
Au départ, la pododermatite se manifeste par une dépilation de la voûte plantaire. La gêne n’est pas toujours immédiatement visible.
Puis des ulcérations, des croûtes, un gonflement articulaire, une nécrose de la peau, des abcès avec des sécrétions purulentes, une ostéomyélite (infection de l’os) apparaissent ensuite dans les cas les plus graves. On peut alors observer une boiterie, plus ou moins marquée selon les cas.
Une pododermatite non soignée ou mal soignée va se surinfecter. L’infection peut ensuite évoluer en septicémie mortelle si elle n’est pas traitée à temps.
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Les causes de pododermatite
Les pododermatites sont la conséquence d’une abrasion par le revêtement, qui se complique d’une infection. Si Staphylococcus aureus est le plus souvent rencontré, des germes comme Pseudomonas, Escherichia coli, Streptococcus, Pasteurella peuvent aussi être incriminés.
De nombreux facteurs prédisposant au développement de pododermatites existent :
- L’embonpoint
- Les litières abrasives (ex : litières pour chat, béton, sol grillagé), souillées ou humides (insuffisamment changées ou lors de surpopulation des cages)
- La sédentarité, due à une cage trop petite et/ou l’absence de sorties quotidiennes suffisantes
- Une souillure par les urines (lapins obèses en particulier) ou les excréments (principalement lors de diarrhée)
- Les carences en vitamine C chez le cobaye
Toute affection engendrant une démarche asymétriques, qu’elle soit musculo-squelettique (fracture, entorse, lésion d’une griffe…) ou neurologique (syndrome vestibulaire, AVC, méningite…), accroît également le risque de pododermatite sur le membre le plus au contact du sol.
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Le traitement des pododermatites
La première des choses à faire est de rétablir d’excellentes conditions d’hygiène. L’idéal est de laisser les animaux dans de grands parcs, avec un bac à litière pour leurs besoins (changé très régulièrement). Si cela n’est pas possible, optez pour une cage la plus grande possible, dans laquelle vous mettrez une litière adaptée, en quantité importante (cf infra : prévention).
Compte-tenu de l’importance que peuvent rapidement prendre les pododermatites, nous vous conseillons fortement de consulter votre vétérinaire, afin qu’un traitement efficace soit entrepris le plus tôt possible, avant toute complication.
Le traitement peut ensuite passer par des soins locaux : désinfection (ex : Dermidine, Chlorexivet), application d’un spray ou d’une pommade antibiotique et cicatrisante, etc…
Les antibiotiques sont indiqués dans certains cas. Un prélèvement peut être réalisé préalablement afin d’isoler le germe et de déterminer les éventuelles antibiorésistantes.
Si nécessaire, votre vétérinaire pourra également prescrire à votre rongeur ou lapin un anti-douleur.
Enfin, lors de plaies étendues et/ou profondes, un parage chirurgical de la zone peut s’avérer indispensable.
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Que faire en prévention ?
Pour éviter l’apparition de pododermatite, voici les bases à retenir :
- Choisissez un substrat adapté pour votre lapin ou votre rongeur. Les litières végétales sont préférables. Disposez-en une quantité généreuse, et maintenez-la aussi propre et sèche que possible.
- Les sols grillagés sont à proscrire. Ceux en béton sont vivement déconseillés également.
- Optez pour une cage la plus grande possible. Accordez des sorties à votre compagnon aussi souvent que possible.
- Luttez contre l’obésité. Cela passe par une alimentation adaptée, en quantité raisonnée, et une activité régulière.
- Coupez régulièrement les griffes de votre compagnon si nécessaire, pour éviter qu’il ne se blesse ou rechigne à se déplacer.
- Pensez à supplémenter vos cobayes en vitamine C.
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